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Quand les hommes de guerre deviennent des colombes de la Paix surgit l'espoir

 « Ce serait si facile de sombrer dans la haine, de se venger. Pendant les 7 années de prison, j'ai appris l'histoire des Juifs, de la Shoa. J'ai compris : Des deux côtés nous avons été des instruments de guerre. »

 

echo d'israel, journal electronique

Nous ne croyons plus qu'il est possible de résoudre le conflit par la violence. Nous désirons la création d'un Etat palestinien à la frontière de l'État d'Israël.

-  Le cycle de violence israélo-palestinien ne se terminera que si, ensemble, nous travaillons pour mettre fin à l'occupation et pour arrêter toute forme de violence.

-  Notre action sera non-violente et entraînera nos deux peuples à la non violence.
Une citation de Nelson Mandela sur leur dépliant : « Si tu désires faire la paix avec ton ennemi, travaille avec ton ennemi. Alors il deviendra ton partenaire ! »En 2007

Le 17 août, les combattants pour la paix se sont rassemblés à Shofa, près de Tulkarem. Ce lieu est en effet accessible aux Palestiniens, étant derrière la ligne verte mais en zone C. Les combattants pour la paix avaient également invité des prisonniers du Fatah libérés le 20 juillet de la prison de Ketsiot. Seuls 7 d'entre eux ont répondu à l'invitation.

Suliman al-Khatif, coordinateur palestinien des Combattants pour la paix accueille plus d'une centaine de personnes dans la cour d'une maison de Shofa. Ils ont entre 30 et 40 ans et pensent pouvoir ensemble et sans armes, agir pour la paix.

Zohar Shapira, 38ans, raconte : fils de pilote, éduqué dans l'esprit sioniste, sachant qu'il doit protéger Israël, il fut pendant 15 ans le numéro un d'une unité de commando. Devant l'assemblée, il se souvient du moment où tout a basculé. Lors de la seconde Intifada, au milieu de la nuit, ses soldats entrent dans un village palestinien à la recherche d'un suspect, lorsqu'une petite fille de 7 ans se met à courir. « Elle avançait. Je me disais, c'est une enfant, mais on a pu lui donner des explosifs qui allaient tuer mes soldats. J'ai tiré en l'air, elle s'est arrêtée. Je ne l'ai pas blessée mais je savais que ce tir avait tué son âme. Elle et moi nous nous sommes regardés dans les yeux, moi avec mon fusil, elle les mains levées. C'est comme si j'avais reçu un coup de massue. Je savais que si je ne m'arrêtais pas maintenant, rien ne toucherait plus mon cœur. »

Avec 13 soldats de son unité, Zohar a décidé d'arrêter. Quelques mois auparavant, alors qu'il se promenait à Jérusalem, il avait secouru des enfants israéliens victimes d'un attentat suicide palestinien. L'absurdité de ces violences lui a sauté aux yeux.

Suliman a rejoint le Fatah à 12 ans pour résister à la présence israélienne, convaincu que la violence est la seule réponse possible. Adolescent, il lance des pierres et prépare des cocktails Molotov. « Il est possible qu'il y ait parmi vous des gens que j'ai blessés. » A 14 ans, il poignarde un soldat israélien et, il est condamné à 15 ans d'incarcération. Á la prison de Janad, près de Naplouse, il travaille à la bibliothèque. « J'ai lu l'histoire des Juifs. Je me suis fait mon éducation en prison et ma vision du monde. » Libéré en 1997, il pense que les combattants qui ont personnellement payé le prix de la guerre sont ceux qui peuvent changer la situation. Il rencontre des Israéliens qui, comme lui, ont du sang sur les mains et ont compris que la violence ne résout rien. Aujourd'hui, ils sont plus de 100 des deux côtés.

Leur fondateur, Bassam Aramin reste un exemple pour tous. Il réussit à transformer sa douleur en une force constructive. « Ce serait si facile de sombrer dans la haine, de se venger. Pendant les 7 années de prison, j'ai appris l'histoire des Juifs, de la Shoa. J'ai compris : Des deux côtés nous avons été des instruments de guerre. »

Les projets

-  Organiser des rencontres entre Israéliens et Palestiniens, pour que chacun puisse parler des actes de violence auxquels il a pris part.
-  Aller visiter les écoles et les universités, des groupes de jeunes pour montrer les limites de la violence. Les conférenciers sont Palestiniens et Israéliens.
-  Enseigner la non-violence.
-  Créer des médias binationaux pour influencer l'opinion publique en Israël, en Palestine et dans le monde.

Idan, un réserviste, a l'intention de recueillir ces témoignages de vie pour le Théâtre de Jérusalem, ressentant le besoin de porter cette parole encore plus loin.

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